Rappel. Dans le chapitre 1, on a défini l'intégrale de Riemann pour des fonctions à valeurs vectorielles bornées et sur un intervalle compact I.
Le but de ce chapitre est d'étendre la définition du chapitre 1 à de nouveaux cas, i.e. :
au cas de fonctions qui ne sont pas bornées sur un intervalle compact (x1 sur [0,1]) ;
au cas d'un intervalle non compact ([1,+∞[).
Notation. Soit R=R⋃{−∞,+∞}. Il est muni d'une relation d'ordre totale "≤" obtenue en étendant la relation "≤" sur R par
x≤+∞∀x∈Ret−∞≤x∀x∈R
Définition 6.1. Soient I⊆R. Soit f:I→Rn bornée et Riemann-intégrable sur chaque sous-intervalle compact de I.
L'intégrale de f sur I converge si pour un (et donc tout) choix de x0∈I, on a que
et on dit que f est intégrable sur I (ou qu'elle admet une intégrale impropre sur I).
Exemple 6.1.
∫01x1dx
(c'est l'"aire" sous le graphe de x1 entre 0 et 1)
Calculons l'intégrale (si elle existe).
La fonction x1 est bornée et Riemann-intégrable (car continue) sur chaque intervalle fermé [c,d] (c>0,d≤1).
Soit x0∈]0,1], par exemple x0=1. On a que
x→inf(I)lim∫xx~0f(t)dt[x,x~0]⊆Iet f est R-inteˊgrable=x→inf(I)lim(∫xx0f(t)dt+∈Rncar fR-inteˊgrablesur [x0,x~0]∫x0x~0f(t)dt)=∫x0x~0f(t)dt+x→inf(I)lim(∫xx0f(t)dt)
Donc on conclut par arbitrarité.
D'autre part, si x→infIlim∫xx0f(t)dt∈/Rn pour un certain x0∈I, on a le même pour tout autre choix de x~0∈I.
Remarque 6.2. La définition est compatible avec celle de l'intégrale de Riemann du chapitre 1. En effet, si f:[a,b]→Rn est Riemann-intégrable, alors
x→b−lim∫axf(t)dt=∫abf(t)dt
car le théorème 4.5 dit que la fonction ∫axf(t)dt:[a,b]→Rn est continue.
Exemple 6.2. Calculer
∫]0,1]tlog(t)dt
(on ne peut pas utiliser la théorie du chapitre A parce que tlog(t) n'est pas définie en 0). Par définition (comme tlog(t) est continue, donc Riemann-intégrable sur tout sous-intervalle compact de ]0,1]), on a
La fonction f(t)=tlog(t) peut être prolongée par continuité en une fonction g continue sur [0,1], g(t)={f(t)0t=0=0 et ∫]0,1]f(t)dt=∫]0,1]g(t)dt=∫01g(t)dt.
Exemple 6.3. Calculer l'aire sous le graphe de la fonction f(t)=log(t) entre 0 et 1. La fonction f(t)=log(t) est continue, donc Riemann-intégrable sur chaque sous-intervalle compact de ]0,1], alors A=∫]0,1]log(t)dt=x→0+lim∫x1log(t)dt=x→0+lim∫x1log(t)dt=x→0+lim(x−1−xlog(x))=−1.
Proposition 6.1.Soient α,β∈R, alors
l'intégrale impropre ∫[1,+∞[tα1dt converge si et seulement si α>1, et dans ce cas ∫1+∞tα1dt=α−11 ;
l'intégrale impropre ∫]0,1]tβ1dt converge si et seulement si β<1, et dans ce cas ∫01tβ1dt=1−β1.
Démonstration.
La fonction tα1 est continue, donc bornée et Riemann-intégrable sur tout sous-intervalle compact de [1,+∞[. Donc
Remarque 7.1. La linéarité prouve que l'ensemble J(I,Rn)={f:I→Rn:inteˊgrables sur I} est un R-espace vectoriel (de dimension infinie).
Proposition 7.2 (Théorème fondamental pour les intégrales impropres). Soit I⊆R un intervalle, soit f une fonction continue par morceaux sur I, à valeurs dans Rn, intégrable sur I. Si F est une antidérivée de f sur I, alors
en appliquant le deuxième théorème fondamental du calcul intégral sur les intervalles compacts [x0,x] et [x,x0] (F est une antidérivée de f sur I, donc même sur ces intervalles).
Mais f est positive, donc si inf(I)≤x≤x0, alors ∫xx0f(t)dt≥0.
Et aussi x→inf(I)lim∫xx0f(t)dt≥0 ; de même x→sup(I)lim∫x0xf(t)dt≥0.
Alors on a x→sup(I)lim∫x0xf(t)dt=0 et x→inf(I)lim∫xx0f(t)dt=0.
De plus, la fonction Fx0:⎩⎨⎧[x0,supI[→Rx↦∫x0xf(t)dt a comme dérivée (par le théorème 4.5) f, qui est positive, donc Fx0 est croissante sur [x0,sup(I)[ et Fx0(x)≥0∀x∈[x0,sup(I)[ et x→sup(I)limFx0(x)=0, alors forcément Fx0(x)=0∀x∈[x0,sup(I)[, donc ∫x0xf(t)dt=0∀x∈[x0,sup(I)[.
Ainsi, un résultat sur les intégrales des fonctions continues sur un compact donne que f est équivalente à 0 sur [x0,x]. Donc f est équivalente à 0 sur [x0,sup(I)]. De la même manière, on prouve que f≡0 sur ]inf(f),x0], donc f≡0 sur I.
Proposition 7.4 (Intégration par parties). Soient I⊆R un intervalle, ϕ:I→R, f:I→Rn deux fonctions continues de classe C1 par morceaux sur I et intégrables sur I. Soient ϕ~′ et f~′ des extensions arbitraires de la dérivée de ϕ et f sur I. Supposons aussi que
x→sup(I)limϕ(x)f(x) existe dans Rn et x→inf(I)limϕ(x)f(x) existe dans Rn ;
ϕ(t)⋅f~′(t) est intégrable sur I ; alors ϕ~′(t)f(t) est intégrable sur I
Théorème 7.1.Soit f:I→R une fonction positive, Riemann-intégrable sur tout sous-intervalle compact de I. Alors f est intégrable sur I si et seulement si ∃M>0 tel que ∫abf(t)dt≤M pour tout [a,b]⊆I.
Corollaire 7.1.Soit f:I→R une fonction positive, Riemann-intégrable sur tout sous-intervalle compact de I, et supposons que I est un intervalle borné. Si f est bornée, alors elle est intégrable.
Démonstration. Comme f est bornée, il existe C∈R tel que
0≤f(x)≤C∀x∈I
Pour tout sous-intervalle compact [a,b] de I, on a alors que
∫abf(t)dtmonotonie≤∫abCdt=C(b−a)
Mais [a,b]⊆I, donc b−a=vol([a,b])≤vol(I)∈R car I est borné. Donc ∀[a,b] compact dans I
∫abf(t)dt≤Cvol(I)=M
Donc, d'après le théorème 7.1, f est intégrable sur I.
Exemple 7.1. La fonction f(x)=∣sin(log(x))∣ sur ]0,1] est intégrable grâce au corollaire. En effet, f est positive, Riemann-intégrable sur tout sous-intervalle compact de ]0,1] (parce qu'elle est continue), ]0,1] est borné et f est bornée sur ]0,1] car ∀x∈]0,1], f(x)≤1.
Remarque 7.2. L'énoncé n'est pas vrai si I n'est pas borné. Par exemple, la fonction constamment égale à 1 n'est pas intégrable sur [0,+∞[, même si elle est bornée.
Remarque 7.3. Dans le corollaire, la réciproque est fausse. Par exemple, la fonction x1 est intégrable sur l'intervalle borné ]0,1], mais elle n'est pas bornée.
Corollaire 7.2.Soit I⊆R un intervalle, f:I→R une fonction positive et continue par morceaux sur I. Soit F:I→R une antidérivée de f sur I ; alors on a que f est intégrable sur I si et seulement si F est bornée sur I.
Démonstration. On a que f est continue par morceaux sur I, donc elle est continue par morceaux sur tout sous-intervalle compact de I, donc f est Riemann-intégrable sur tout sous-intervalle compact de I. On peut utiliser le théorème.
D'une part (⇒), supposons que f est intégrable sur I ; alors le théorème dit que ∃M>0 tel que ∫abf(t)dt<M∀[a,b]⊆I compact. Choisissons x0∈I ; le deuxième théorème fondamental du calcul intégral affirme que ∀x∈I, ∫x0xf(t)dt=F(x)−F(x0).
Et donc si x>x0, on a
F(x)=F(x0)+∫x0xf(t)dt<F(x0)+M
et F(x)=F(x0)+∫x0xf(t)dt≥Fx0 car f est positive et x0<x. De même, F(x0)−M<F(x)≤F(x0)∀x∈I,x<x0 ; alors ∀x∈I on a
F(x0)−M<F(x)<F(x0)+M
donc F est bornée sur I.
D'autre part (⇐), F est bornée par M sur I ; pour tout sous-intervalle compact [a,b] de I, le deuxième théorème du calcul intégral donne
∫abf(t)dt=F(b)−F(a)≤M+M=2M
alors le théorème implique que f est intégrable sur I.
Exemple 7.2. Soit f:R→R, f(x)=1+x21.
La fonction f est intégrable sur R d'après le corollaire, car une antidérivée de f est F:R→R, F(x)=arctan(x), qui est bornée sur R. Par le premier théorème fondamental du calcul intégral généralisé, on a que
Pour des fonctions générales, on ne connaît pas de primitive ; il peut donc être plus difficile de déterminer si elles sont intégrables ou pas sur un intervalle I quelconque. On peut par contre déduire l'intégrabilité d'une fonction positive en la comparant avec d'autres fonctions.
Proposition 7.5.Soit I⊆R un intervalle, soient f,g:I→R deux fonctions positives sur I et f,g
Démonstration. Comme g est intégrable sur I, le théorème du cours affirme que ∃M>0 tel que ∫abg(t)dt<M pour tout sous-intervalle compact [a,b] de I. La monotonie de l'intégrale de Riemann sur des intervalles compacts donne ∫abf(t)dt≤∫abg(t)dt<M, alors le théorème implique que f est intégrable sur I.
Soit x0∈I ; on a
Démonstration. D'après la linéarité, c1g1 est intégrable sur I1, donc la proposition implique que f est intégrable sur I1 et ∫I1f(t)dt≤∫I1c2g2(t)dt=∫I1g1(t)dt ; de même, f est intégrable sur I2
Exemple 7.3 (Exemple 1). f:[0,+∞[→R, f(t)=1+t2e−t.
Sur [0,+∞[, on a e−t≤1, donc f(t)=1+t2e−t≤1+t21. Mais f et 1+t21 sont deux fonctions positives qui satisfont les hypothèses de la proposition, donc f est intégrable et
Méthode alternative : sur [0,+∞[, 1+t2≥1, donc 1+t21≤1. Donc f(t)≤e−t∀t∈[0,+∞[ ; comme avant, comme e−t est intégrable sur [0,+∞[, alors f l'est aussi. D'après la proposition, on a
Exemple 7.4 (Exemple 2). f:]0,+∞[→R où f(t)=t3/2arctan(t) ; on utilisera le corollaire en prenant a=b=1.
La fonction est positive sur ]0,+∞[ car t≥0⇒arctan(t)≥0, parce que arctan est monotone croissante (sa dérivée est positive) et t3/2 est positive à t>0. Si t∈]0,1]
On utilise le théorème que l'on a développé pour montrer un critère de convergence des séries.
Théorème 7.2.Soit f:[0,+∞[→R une fonction positive décroissante et telle que f est Riemann-intégrable sur tout sous-intervalle compact de [0,+∞[ ; alors n=0∑∞f(n) converge si et seulement si f est intégrable sur [0,+∞[.
Pour DST. On remarque d'abord que ∀n∈N
f(n+1)≤f(x)≤f(n)
x∈[n,n+1], car f est décroissante. D'après la monotonie de l'intégrale de Riemann, on a alors que
∫nn+1f(n+1)dt≤∫nn+1f(t)dt≤∫nn+1f(n)dt
f(n+1)≤∫nn+1f(t)dt≤f(n)(6)
D'une part (⇒), supposons que la série converge : n=0∑∞f(n)=M∈R. Pour tout sous-intervalle compact [a,b] de [0,+∞[, on a que ∃m1,m2∈N tels que [a,b]⊆[m1,m2]
D'après le théorème de caractérisation de l'intégrabilité des fonctions positives, f est intégrable sur [0,+∞[.
D'autre part (⇐), supposons maintenant que f est intégrable ; alors ∃M≥0 tel que ∀[a,b] sous-intervalle compact de [0,+∞[
∫abf(t)dt≤M
La suite (n=0∑Nf(n))N∈N est
croissante : en effet, n=0∑N+1f(n)−n=0∑Nf(n)=f(N+1)>0 car f est positive ;
Le théorème de convergence monotone affirme alors que la suite (n=0∑Nf(n))n∈N converge, donc la série converge.
Théorème 7.3.Soit f:[0,+∞[→R positive, décroissante et Riemann-intégrable sur tout sous-intervalle compact de [0,+∞[ ; alors n=0∑∞f(n) converge si et seulement si f est intégrable sur [0,+∞[.
Exemple 7.5.α∈R,α>0. Pour quelles valeurs de α∈R≥0 la série n=1∑∞nα1 converge-t-elle ?
On peut remarquer que n=1∑+∞nα1=n=0∑∞(n+1)α1 et appelons fα:⎩⎨⎧[0,+∞[→Rfα(x)=(x+1)α1
sur [0,+∞[, fα(x)>0 ;
si x1,x2∈[0,+∞[, x1≤x2⇒x1+1≤x2+1⇒(x1+1)α≤(x2+1)α⇒(x2+1)α1≤(x1+1)α1⇒fα(x2)≤fα(x1), donc fα est décroissante.
fα est continue, donc intégrable sur tout sous-intervalle compact. On peut alors appliquer le théorème : la série converge si et seulement si fα est intégrable sur [0,+∞[. On remarque que fα(x)∼xα1, donc fα est intégrable si et seulement si α>1.
Remarque 7.4. On a donc n=1∑+∞n21 qui converge vers un nombre réel. Lequel ?
Remarque 7.5. On peut aussi définir la série ζ~(s)=n=1∑∞ns1 avec s∈C et Re(s)>1 (la série converge).
Il existe une fonction méromorphe ζ définie sur C telle qu'elle coïncide avec ζ~ sur {Re(s)>1}.
Démonstration.x→∞limf(x)=(l1,⋯,ln) si et seulement si x→alim∥f(x)−(l1,⋯,ln)∥∞=0
x→alimmax∣fi(x)−li∣=0(8)
Pour tout i=1,⋯,n, on a
0≤∣fi(x)−li∣≤max∣fi(x)−li∣
donc si l'équation 8 est vraie, x→alim∥fi(x)−li∥=0, donc x→alimf(x)=li. Inversement, si x→alimfi(x)=li pour tout i, alors x→alim∣fi(x)−li∣=0.
Lemme 7.1.Soit I⊆R un intervalle et f:I→Rn une fonction Riemann-intégrable sur tout intervalle compact de I ; alors f est intégrable sur I si et seulement si toutes les composantes de f sont intégrables sur I.
Démonstration. Soit f intégrable sur I si et seulement si x→sup(I)lim∫x0xf(t)dt et x→inf(I)lim∫xx0f(t)dt existent dans Rn.
Mais x→alimf(x)=l∈Rn⇔x→alimfi(x)=li∈R.
D'après une proposition du cours, ∫x0xf(t)dt=(∫x0xf1(t)dt,⋯,∫x0xfn(t)dt).
Donc si f est intégrable sur I⇔x→sup(I)lim∫x0xfi(t)dt et x→inf(I)lim∫xx0fi(t)dt existent dans R pour tout i=1,⋯,n, si et seulement si fi est intégrable sur I pour tout i=1,⋯,n.
Inversement, si x→alimfi(x)=li∀i, alors x→alim∣fi(x)−li∣=0⇔0≤max∣fi(x)−li∣≤i∑∣fi(x)−li∣⇔0≤x→alimmax∣fi(x)−li∣≤i∑x→alim∣fi(x)−li∣=0.
Proposition 7.7.Soit I un intervalle réel, f:I→Rn est Riemann-intégrable et soit ∥⋅∥ une norme de Rn. Alors, si ∥f∥ est intégrable sur I, alors f est intégrable sur I
∫If(t)dt≤∫I∥f(t)∥dt
Démonstration. Par équivalence des normes, ∃A∈R>0 tel que ∥x∥∞≤A∥ MANQUE Z∣fi∣ qui est intégrable sur I ; fi+∣fi∣ est intégrable sur I, mais fi=(fi+∣fi∣)−∣fi∣ et donc fi est intégrable par linéarité de l'intégrabilité.
Le lemme implique alors que f est intégrable sur I, toutes ses coordonnées le sont.
Fixons x0∈I. Soit ε>0 ; alors ∃x1,x2∈I tels que
∫xx0f(t)dt−x→inf(I)lim∫x1x0f(t)dt<2ϵ
∫x0x2−x→sup(I)lim∫x0xf(t)dt<2ε
Donc ∀y1,y2∈I, inf(I)≤y1≤x1 et x2≤y2≤sup(I).
Exemple 7.6.f(x)=sin(log(x)) est intégrable sur ]0,1] car on a vu que ∣sin(log(x))∣ est intégrable sur ]0,1]. Le théorème qu'on vient de prouver dit que si MANQUE
Remarque 7.6. La réciproque dans le théorème précédent est fausse ; voir par exemple
⎩⎨⎧f:[π,+∞[→Rf(t)=tsin(t)
La fonction f est intégrable sur [π,+∞[, mais ∣f∣ ne l'est pas.
Si f est intégrable sur [π,+∞[
Mais t2cos(t)≤t21, qui est intégrable sur [π,+∞[, donc intégrable sur [π,+∞[ ; donc par comparaison et par le théorème, t2cos(t) est intégrable sur [π,+∞[, donc x→∞lim∫πxt2cos(t)dt existe, finie.
Alors ∫πxf(t)dt admet une limite finie quand x→∞, donc elle est intégrable sur [0,+∞[. En effet, pour n∈N
Donc ∀M>0, il existe un intervalle compact [π,nπ] tel que ∫πnπ∣f(t)∣dt>M. Donc, par caractérisation de l'intégrabilité d'une fonction positive, ∣f∣ n'est pas intégrable sur [π,+∞[.
L'égalité n'est pas toujours vraie. Par contre, on a un théorème nous donnant des conditions pour pouvoir conclure.
Théorème 8.1 (Convergence dominée de Lebesgue). Soient I un intervalle réel, f,fl:I→Rn des fonctions Riemann-intégrables sur chaque sous-intervalle compact de I, ∀l∈N.
On suppose qu'il existe une fonction g:I→R intégrable sur I telle que ∥fl(t)∥≤g(t)∀t∈I (avec ∥⋅∥ une norme arbitraire de Rn). Supposons que ∀t∈I, l→∞limfl(t)=f(t). Alors les fonctions fl et f sont intégrables sur I et on a