Sa pulsation est ω, la période est T=ω2π. La fréquence est f=T1=2πω.
Sa phase (à l'origine) est ϕ.
La valeur moyenne d'une grandeur sinusoïdale est ⟨s⟩=0.
La valeur efficace est Seff=2Sm⇒s(t)=Seff2cos(ωt+ϕ).
Représentations pratiques des grandeurs sinusoïdales. On définit le vecteur de Fresnel tournant par le vecteur OM de module constant égal à Sm, qui tourne autour de l'origine O à la vitesse angulaire constante ω (rad.s−1). Ainsi, à t=0, le vecteur OM fait un angle ϕ avec l'axe Ox.
À l'instant t : xM=∥OM∥cos(ωt+ϕ)=Smcos(ωt+ϕ), ⇒s(t)=xM et yM=Smsin(ωt+ϕ).
Déphasage de deux grandeurs sinusoïdales de même période.
Représentation complexe d'une grandeur sinusoïdale. Le vecteur de Fresnel OM précédent, représenté dans le plan complexe, est l'image du nombre complexe :
En pratique, on utilisera plutôt les amplitudes efficaces complexes associées : S=Seffejϕ=Sejϕ.
La grandeur physique est la partie réelle de la grandeur complexe associée.
Conventions d'écriture adoptées pour la suite :
Désignation
Notation
Écriture temporelle (ou valeur instantanée)
s(t)=Smcos(ωt+ϕ)=S2cos(ωt+ϕ)
Valeur maximale
Sm
Valeur efficace
S
Vecteur de Fresnel associé
OM=S
Amplitude efficace complexe associée
S=Sejϕ
Notation phaseur
S∠ϕ
Amplitude efficace complexe conjuguée
S∗=Se−jϕ
Circuits en régime permanent (ou forcé) sinusoïdal
Conditions de validité de l'étude. Les phénomènes d'induction électromagnétique conduisent à la création de différences de potentiel sinusoïdales du type :
e(t)=Emcos(ωt+ϕ)
Additivité des différences de potentiel. Si on a u(t)=u1(t)+u2(t)+u3(t), par Fresnel on a U=U1+U2+U3, soit Uejϕ=U1ejϕ1+U2ejϕ2+U3ejϕ3.
Résistance linéaire R. La résistance R est parcourue par un courant alternatif d'expression i(t)=I2cos(ωt)⇒uR(t)=Ri(t)⇒u(t)=RI2cos(ωt)=UR2cos(ωt)⇒u(t) et i(t) sont en phase.
ZR=IUR=IUR⇔Z=Zejϕ⇒ϕ=0⇔Z=R
Bobine idéale (r=0) L. La bobine L est parcourue par un courant alternatif d'expression i(t)=I2cos(ωt). Par définition :
uL(t)=Ldtdi(t)
⇒u(t)=−LωI2sin(ωt)=UL2cos(ωt+2π) avec UL=LωI⇒u(t) est en quadrature avance sur i(t).
ZL=IUL=Iej0ULej2π=Lωej2π
Module ∣ZL∣=Lω et arg(ZL)=ϕ=+2π.
Condensateur idéal C. Le condensateur C est parcouru par un courant alternatif d'expression i(t)=I2cos(ωt) ; par définition i(t)=Cdtduc.
⇒u(t)=C1∫i(t)dt=C1∫I2cos(ωt)dt=CωI2sin(ωt)⇒u(t) est en quadrature retard sur i(t).
ZC=Cω1e−j2π=−Cωj
Module ∣ZC∣=Cω1 et arg(ZC)=ϕ=−2π.
Association d'impédances en série.
Impédance complexe équivalente. Si u(t)=u1(t)+u2(t)+u3(t)⇒Ze=Z1+Z2+Z3.
Diviseur de tension, utilisation des « phaseurs ».
U3=Z3I=U(Z1+Z2+Z3Z3)
Circuit résonant série (R, L, C).
Ze=ZR+ZL+ZC=R+j(Lω−Cω1)
De module ∣Ze∣=R2+(Lω−Cω1)2 et d'argument arg(Ze)=ϕ=arctanRLω−Cω1.
Ze est minimum : Ze=R et I est maximum. Ainsi U et I sont en phase, et LCω2=1.
Il y a surtension aux bornes de L et de C :
Q=UUL=UUC⇒Q=RLω=RCω1
Association d'impédances en parallèle.
I=ZeU⇒Ye=Y1+Y2+Y3
Diviseur de courant.
I3=Y3U=I(Y1+Y2+Y3Y3)
Circuit résonant parallèle (RLC).
Ye=R1+j(Cω−Lω1)
Module ∣Ye∣=(R1)2+(Cω−Lω1)2 et arg(Ye)=ϕ=arctan(R(Cω−Lω1)).
Puissance instantanée. On prend u(t)=U2cos(ωt) et i(t)=I2cos(ωt−ϕ).
P(t)=dtdW=u(t)⋅i(t)
Finalement P(t)=U⋅Icos(ϕ)+U⋅Icos(2ωt−ϕ), avec U⋅Icos(ϕ) la puissance active et U⋅Icos(2ωt−ϕ) la puissance fluctuante.
Puissance moyenne.
P=U⋅Icos(ϕ)
cos(ϕ) est le facteur de puissance : s'il est positif, le dipôle est passif, sinon le dipôle est actif. La puissance active est P (en watts) et la puissance apparente est U⋅I.