Lorsqu'une tension et un courant sont appliqués à un circuit, celui-ci traverse un état d'excitation. Les tensions et les courants induits constituent la réponse du circuit.
Sans excitation, le circuit est au repos.
Il existe deux types d'excitations : en régime continu ou en régime variable.
La réponse d'un circuit électrique comprend deux phases : le régime transitoire, limité, puis le régime permanent.
Une tension ou une intensité ne peut jamais présenter de discontinuité. La tension en échelon n'est qu'une approximation.
Régime transitoire dans des circuits du premier ordre
Résistance. On se rappelle de l'utilisation des résistances au premier semestre.
Condensateurs et dipôle RC.
q(t)=C⋅uAB(t)i(t)=CdtduAB(t)
Équivalence des condensateurs.
Série :Ceq1=C11+C21
Dérivation :Ceq=C1+C2
Énergie stockée par le condensateur :21CU2
Énergie perdue par effet Joule dans la résistance :21CU2
Décharge du condensateur.u(t)=Ri(t) et i(t)=−dtdq.
Bobines RL.
u=Ldtdi
Aspect énergétique. L'énergie stockée par la bobine vaut 21LI2.
Conclusion : évolution temporelle.
t=0+
t→+∞
Condensateur
Comportement similaire à un fil
Comportement d'un fil ouvert
Bobine
Comportement d'un fil ouvert
Comportement similaire à un fil
Régime transitoire dans des circuits du second ordre, le dipôle RLC
Analyse d'un circuit : E−uc−uR−uL=0⇒uc+LCdt2d2uc+RCdtduc=0. On pose LCω02=1, on résout et on a :
L'AOI est dit en boucle ouverte si la sortie S n'a pas de liaison avec les deux entrées U+ et U−. Il fonctionne en saturation.
L'AOI est dit en boucle fermée avec réaction positive si la sortie S est en liaison avec l'entrée U+. Il fonctionne en saturation.
L'AOI est en boucle fermée avec réaction négative si la sortie S est en liaison avec l'entrée inverseuse U−. Le montage peut fonctionner en régime linéaire tant que :
Grandeurs périodiques s(t). Une grandeur est périodique si s(t+T)=s(t) ; T est la période.
La fréquence vaut f=T1.
Si s(t) est de signe constant, la grandeur est monodirectionnelle.
Si s(t) change de signe, la grandeur est bidirectionnelle.
La valeur moyenne vaut ⟨s⟩=T1∫0Ts(t)dt.
La valeur efficace vaut seff2=T1∫0Ts2(t)dt.
Grandeurs sinusoïdales. Soit la grandeur sinusoïdale s(t)=Smcos(ωt+ϕ).
Sa valeur instantanée est s(t).
Sa valeur maximale, ou valeur crête, est Sm.
Sa pulsation est ω, la période est T=ω2π. La fréquence est f=T1=2πω.
Sa phase (à l'origine) est ϕ.
La valeur moyenne d'une grandeur sinusoïdale est ⟨s⟩=0.
La valeur efficace est Seff=2Sm⇒s(t)=Seff2cos(ωt+ϕ).
Représentations pratiques des grandeurs sinusoïdales. On utilise le vecteur de Fresnel tournant OM, de module constant égal à Sm. Ainsi xs(t)=xM et ys(t)=yM=Smsin(ωt+ϕ).
Déphasage de deux grandeurs sinusoïdales de même période.
ϕ=2πxx′(rad)
Représentation complexe d'une grandeur sinusoïdale. La grandeur physique est la partie réelle de la grandeur complexe associée.
Conventions d'écriture adoptées pour la suite :
Désignation
Notation
Écriture temporelle (ou valeur instantanée)
s(t)=Smcos(ωt+ϕ)=S2cos(ωt+ϕ)
Valeur maximale
Sm
Valeur efficace
S
Vecteur de Fresnel associé
OM=S
Amplitude efficace complexe associée
S=Sejϕ
Notation phaseur
S∠ϕ
Amplitude efficace complexe conjuguée
S∗=Se−jϕ
Circuits en régime permanent (ou forcé) sinusoïdal : conditions de validité de l'étude.