avec δ=ℏ2m(V0+E) ; on a bien δ positif puisque V0 et E sont positifs. Une solution de cette équation est
ϕ1(x)=Aeiδx+Be−iδx
(c) Dans cette équation, nous avons Aeiδx, qui correspond au terme de l'onde incidente, et Be−iδx, qui correspond au terme de l'onde réfléchie par la barrière en x=a. Le signe négatif nous montre que l'onde est à contresens par rapport à l'onde incidente : c'est donc bien l'onde réfléchie.
(a) Soit l'équation aux valeurs propres ; dans la région 2, on peut remarquer que V(x)=V1 :
avec k=ℏ2mE ; on a bien k positif puisque E est positif. Une solution de cette équation est
ϕ3(x)=Eeikx+Fe−ikx
(c) Dans cette équation, nous avons Eeikx, qui correspond au terme de l'onde transmise après x=b, et Fe−ikx, qui est nul d'après l'énoncé. En effet, ce terme correspond aux particules qui reviennent après avoir franchi la barrière. On peut donc réécrire l'équation de ϕ3 :
ϕ3(x)=Eeikx
(a) Par identification, on a ϕI=Aeiδx et ϕT=Eeikx. On peut donc calculer le courant incident JI et le courant transmis JT grâce à la formule suivante :
On cherche à établir une expression de A ; pour ce faire, on procède par combinaison : on effectue iδ fois la première ligne, que l'on somme à la deuxième. On obtient donc
Nous voulons isoler une expression de C et une expression de D. Nous pouvons remarquer que si l'on effectue ρ fois la première ligne sommée avec la deuxième ligne, nous pouvons obtenir une expression de C. Si l'on effectue ρ fois la première ligne et que l'on retranche la deuxième, nous pouvons obtenir une expression de D. En somme, nous avons :
Nous avons une expression de A en fonction de E, k, δ, ρ, a et b ; cependant, au vu de la question suivante, nous devons faire apparaître une expression qui nous permettra de faire apparaître un cosinus et un sinus hyperboliques. Essayons de développer le crochet :
(d) Par la question 4)b), on a T=δk∣A∣2∣E∣2 ; on cherche donc une expression de ∣A∣2. Pour ce faire, on pose K=δρ−ρk et G=1+δk. On a clairement G positif, et K n'est positif que si δρ>ρk ; en anticipant la partie 2, on a K=δρ−ρk=1,512, donc K>0. On a donc
Estimation de la période radioactive de l'uranium 238
On note mpar la masse de la particule α.
(a) On a mpar=4mpn=6,68×10−27kg. Ainsi :
k=ℏ2mparE=8,985×1014m−1 ; l'analyse dimensionnelle donne [k]=kg.m2.s−2kg.kg.m2.s−2=m−1 ;
δ=ℏ2mpar(V0+E)=1,176×1015m−1, l'analyse dimensionnelle est identique ;
ρ=ℏ2m(V1−E)=2,248×1015m−1, l'analyse dimensionnelle est identique.
(b) On a G=(1+δk)=1,764 sans unité et on a K=δρ−ρk=1,512 sans unité.
(c) D'après la question 6)b), on a T=δ(G2+K2)16kexp(−2ρ(b−a))=3,151×10−39 ; l'analyse dimensionnelle donne [T]=m−1m−1 = sans unité, ce qui est cohérent puisque nous assimilerons ensuite T à une probabilité, donc sans unité. De plus, on a le droit d'utiliser l'approximation de la question 6)b) puisque ρ(b−a)=44,7≫1.
(a) L'énergie d'une particule a pour expression E=T+V, où T représente l'énergie cinétique et V l'énergie potentielle. Dans le puits, on a V(x)=−V0, on a donc
On peut vérifier l'analyse dimensionnelle [v]=kgkg.m2.s−2=m.s−1, homogène à une vitesse.
(b) v=1,857×107m.s−1.
(a) Le temps entre deux chocs consécutifs est équivalent au temps que met la particule qui a tapé en a ou −a à parcourir la distance pour taper en −a ou a. On a donc Δt=vΔd⇒τ0=v2a=9,155×10−22s. On peut utiliser la physique classique puisque le facteur relativiste vaut γ=1−c2v21=1,001, ce qui est négligeable.
(b) On cherche le nombre d'essais N de franchissement de la barrière par seconde. Ce nombre d'essais est la durée sur laquelle on regarde (une seconde) divisée par le laps de temps entre deux essais ; on a donc N=τ0Δt=τ01=2av essais par seconde.
(a) On assimile T à la probabilité de franchissement de la barrière par la particule α. On cherche la probabilité P de franchissement de la barrière par la particule par seconde. Sachant que l'on a le nombre d'essais de franchissement par seconde et la probabilité de franchissement, il vient que P est le produit entre N et T, donc P=TN.
(b) Il vient aisément P=T×2av.
(a) On a Π la probabilité que la particule ait franchi le mur de potentiel au bout d'une durée τ. De plus, on a P la probabilité de franchissement de la barrière par la particule par seconde. Ainsi, Π est le produit entre τ et P, donc Π=τ×P.
(b) D'après l'énoncé, la période τ1/2 est la durée au bout de laquelle cet élément a une probabilité Π égale à 1/2. On a donc 1/2=τ1/2×P, donc τ1/2=2P1=2vT2a=vTa. L'analyse dimensionnelle donne [τ1/2]=m.s−1m=s, ce qui est homogène à une période.
(c) τ1/2=1,45×1017s=4,616×109ans. Nous avons donc que l'uranium a 50 % de chances d'être désintégré après 4,616 milliards d'années ; cet élément est donc relativement stable. On comprend donc la nécessité d'utiliser de l'uranium 235 pour les centrales nucléaires (qui a une période de demi-vie de 0,71 milliard d'années). On comprend aussi pourquoi la Terre produit de la chaleur depuis longtemps et pourquoi elle se refroidit lentement : effectivement, la géothermie est produite par désintégration α de l'uranium 238 principalement.