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Les ions hydrogénoïdes

Les ions hydrogénoïdes sont les plus simples des édifices atomiques : ils ne possèdent qu'un seul électron. La résolution de l'équation de Schrödinger permet de décrire rigoureusement les états quantiques de cet électron unique que l'on dénomme orbitales atomiques. L'utilisation des orbitales atomiques est à la base de la description de la structure électronique des atomes polyélectroniques.

Les ions hydrogénoïdes​

Les ions hydrogénoïdes ne possèdent qu'un seul électron. Un ion hydrogénoïde est donc constitué d'un noyau NN de charge +Ze+Ze et d'un électron de masse mem_e et de charge ee (ZZ est le numéro atomique ou nombre de protons contenus dans le noyau de l'atome).

Bien qu'il ne soit pas un ion, l'atome d'hydrogène fait partie de cette famille hydrogénoïde. C'est l'édifice atomique le plus simple et le plus courant ne possédant qu'un électron.

On cherche à décrire le mouvement interne de ce système constitué de deux particules, c'est-à-dire leur mouvement par rapport au centre de gravité de l'atome. En raison de la très grande différence de masse entre les deux particules, on peut considérer que le centre de gravité de l'ensemble est confondu avec le noyau. On ne considère alors que le mouvement de l'électron par rapport au noyau supposé fixe et pris comme origine d'un référentiel "atomique". Les systèmes hydrogénoïdes sont les seuls systèmes pour lesquels il est possible de déterminer les solutions exactes de l'équation de Schrödinger. Pour les systèmes plus complexes (plus de deux particules en interaction), on ne peut déterminer que des fonctions d'onde approchées.

L'équation de Schrödinger électronique​

On recherche donc les fonctions d'onde stationnaires Ψ(r,θ,ϕ)\Psi(r, \theta, \phi) de l'électron dans le référentiel atomique, où (r,θ,ϕ)(r, \theta, \phi) sont les coordonnées sphériques. On doit pour ce faire résoudre l'équation de Schrödinger pour une particule mobile soumise à une énergie potentielle coulombienne attractive due au noyau :

HelΨel(r,θ,ϕ)=EΨel(r,θ,ϕ)\mathbf{H}_{el}\Psi_{el}(r, \theta, \phi) = E\Psi_{el}(r, \theta, \phi)

L'opérateur HelH_{el} est la somme de l'opérateur TT correspondant à l'énergie cinétique de l'électron et de l'opérateur VV associé à l'énergie d'attraction électron-noyau :

Hel=T+V\mathbf{H}_{el} = \mathbf{T} + \mathbf{V}

Avec

T=−ℏ22mΔV=−Ze24πϵ0r\mathbf{T} = \frac{-\hbar^2}{2m}\Delta \qquad \mathbf{V} = \frac{-Ze^2}{4\pi\epsilon_0 r}

Pour simplifier les expressions mathématiques et faire disparaître les constantes, on introduit les unités atomiques de longueur et d'énergie. On cherche à résoudre

ΔΨ+2μℏ2(Ze24πϵ0r+E)=0\Delta\Psi + \frac{2\mu}{\hbar^2}\Big(\frac{Ze^2}{4\pi\epsilon_0 r} + E\Big) = 0

avec μ=mMm+M\mu = \dfrac{mM}{m + M}. On observe donc une séparation des termes, l'un de nature radiale (rr) et l'autre de la partie angulaire (θ,ϕ\theta, \phi). Résoudre l'équation de Schrödinger équivaut à trouver la fonction propre Ψ\Psi et les valeurs propres EE. Dans un système hydrogénoïde, l'équation de Schrödinger a des solutions exactes.

Exemple.

T=−ℏ22m(∂2∂x2+∂2∂y2+∂2∂z2)=−ℏ22mΔV=−Ze24πϵ0r\mathbf{T} = \frac{-\hbar^2}{2m}\Big(\frac{\partial^2}{\partial x^2} + \frac{\partial^2}{\partial y^2} + \frac{\partial^2}{\partial z^2}\Big) = \frac{-\hbar^2}{2m}\Delta \qquad \mathbf{V} = \frac{-Ze^2}{4\pi\epsilon_0 r}

Dans les régions 1 et 3. V=∞⇒Ψ=ℏ22m(V−E)∂2Ψ∂x2→0V = \infty \Rightarrow \Psi = \dfrac{\hbar^2}{2m(V - E)} \dfrac{\partial^2\Psi}{\partial x^2} \to 0 donc

Ψx1,3=0\Psi_x^{1,3} = 0

Dans la région 2. ℏ22m∂2Ψdx2+EΨ=0\dfrac{\hbar^2}{2m} \dfrac{\partial^2\Psi}{dx^2} + E\Psi = 0 donc

∂2Ψ∂x2+2mEℏ2Ψ=0\frac{\partial^2\Psi}{\partial x^2} + \frac{2mE}{\hbar^2}\Psi = 0

On pose α2=2mEℏ2\alpha^2 = \dfrac{2mE}{\hbar^2}.

On a les solutions de la forme Ψ=Asin⁡(αx)+Bcos⁡(αx)\Psi = A\sin(\alpha x) + B\cos(\alpha x). On cherche à vérifier que Ψ\Psi est une fonction propre :

HΨ=EΨ⇔∂2Ψ∂x2+α2Ψ=0⇒∂2Ψ∂x2=−α2Ψ−α2(Asin⁡(αx)+Bcos⁡(αx))=−α2Ψ\mathbf{H}\Psi = E\Psi \Leftrightarrow \frac{\partial^2\Psi}{\partial x^2} + \alpha^2\Psi = 0 \Rightarrow \frac{\partial^2\Psi}{\partial x^2} = -\alpha^2\Psi - \alpha^2\big(A\sin(\alpha x) + B\cos(\alpha x)\big) = -\alpha^2\Psi

Pour avoir une fonction d'onde convenable, on fixe les conditions aux limites :

{Ψ(0)=0=0+B⇒B=0Ψ(L)=0⇒Asin⁡(αL)=0⇒αL=nπ ∀n∈N\begin{cases} \Psi(0) = 0 = 0 + B \Rightarrow B = 0 \\ \Psi(L) = 0 \Rightarrow A\sin(\alpha L) = 0 \Rightarrow \alpha L = n\pi \ \forall n \in \mathbb{N} \end{cases}
Ψ(x)=Asin⁡(nπLx)\Psi(x) = A\sin\Big(\frac{n\pi}{L}x\Big)

Pour trouver la valeur de AA, on utilise la condition de normalisation : ∫−∞+∞Ψ(x)dx=1⇒∫−∞0Ψ(x)dx+∫0LΨ(x)dx+∫L+∞Ψ(x)dx=1\displaystyle\int_{-\infty}^{+\infty} \Psi(x)dx = 1 \Rightarrow \int_{-\infty}^{0} \Psi(x)dx + \int_0^L \Psi(x)dx + \int_L^{+\infty} \Psi(x)dx = 1. Il faut donc imposer que

A2∫0Lsin⁡2(nπxL)dx=1A^2 \int_0^L \sin^2\Big(\frac{n\pi x}{L}\Big)dx = 1

On pose β=nπL\beta = \dfrac{n\pi}{L}, on a donc

A2∫0L(1−cos⁡(2βx)2)dx=1A2[12x−sin⁡(2βx)4β]0L=1A2[12x−Lsin⁡(2nπxL)4nπ]0L=1A2(L2)=1⇔A=2L\begin{aligned} A^2 \int_0^L \Big(\frac{1 - \cos(2\beta x)}{2}\Big)dx &= 1 \\ A^2 \Big[\frac{1}{2}x - \frac{\sin(2\beta x)}{4\beta}\Big]_0^L &= 1 \\ A^2 \Big[\frac{1}{2}x - \frac{L\sin\big(\frac{2n\pi x}{L}\big)}{4n\pi}\Big]_0^L &= 1 \\ A^2\Big(\frac{L}{2}\Big) = 1 &\Leftrightarrow A = \sqrt{\frac{2}{L}} \end{aligned}

Au final on obtient donc

Ψ(x)=2Lsin⁡(nπLx)\Psi(x) = \sqrt{\frac{2}{L}}\sin\Big(\frac{n\pi}{L}x\Big)

On cherche maintenant les énergies :

HΨ=EΨ\mathbf{H}\Psi = E\Psi

En reprenant l'opérateur hamiltonien, on a :

−ℏ22m∂2∂x2(2Lsin⁡(nπxL))=−ℏ22m2L(−n2π2L2sin⁡(nπxL))=n2π2ℏ22mL2Ψ(x)=n2h28mL2Ψ(x)-\frac{\hbar^2}{2m}\frac{\partial^2}{\partial x^2}\Big(\sqrt{\frac{2}{L}}\sin\Big(\frac{n\pi x}{L}\Big)\Big) = -\frac{\hbar^2}{2m}\sqrt{\frac{2}{L}}\Big(-\frac{n^2\pi^2}{L^2}\sin\Big(\frac{n\pi x}{L}\Big)\Big) = \frac{n^2\pi^2\hbar^2}{2mL^2}\Psi(x) = \frac{n^2h^2}{8mL^2}\Psi(x)

On obtient donc

Ψn(x)=2Lsin⁡(nπxL)\Psi^n(x) = \sqrt{\frac{2}{L}}\sin\Big(\frac{n\pi x}{L}\Big)

donc on a

En=n2h28mL2∀n∈N∗E_n = \frac{n^2h^2}{8mL^2} \quad \forall n \in \mathbb{N}^*

Les orbitales​

Les trois nombres quantiques​

Les orbitales sont des fonctions propres de l'opérateur hamiltonien Hel\mathbf{H}_{el} associé à l'énergie totale du système. Mais elles doivent également être fonctions propres de tous les opérateurs associés à des constantes du mouvement.

Ces trois nombres quantiques sont reliés par les inégalités suivantes :

n>0l<n−l≤m≤+ln > 0 \quad l < n \quad -l \leq m \leq +l

Le module au carré de l'orbitale Ψnml(r,θ,ϕ)\Psi_{nml}(r, \theta, \phi) donne la densité volumique de probabilité de présence de l'électron ou densité du nuage électronique.

∣Ψnml(r,θ,ϕ)∣2=dPdV|\Psi_{nml}(r, \theta, \phi)|^2 = \frac{dP}{dV}

Nomenclature des orbitales​

Couches et sous-couches. Une couche est définie par le nombre quantique principal nn. On lui associe une lettre dans la série K,L,M,…K, L, M, \dots dans l'ordre croissant de nn. Pour nn donné, il y a nn valeurs possibles de ll : 0,1,…,n−10, 1, \dots, n - 1. Pour ll donné, on peut associer 2l+12l + 1 valeurs de mm : m=−l,…,0,…,+lm = -l, \dots, 0, \dots, +l.

On définit alors la dégénérescence gg d'une couche comme le nombre d'états de même nombre quantique principal nn.

g=n2g = n^2

La valeur du nombre quantique secondaire ll détermine la sous-couche. On utilise comme symboles les lettres minuscules.

Cases quantiques. La représentation symbolique en cases quantiques des couches et sous-couches est obtenue en associant une case à chaque orbitale et en plaçant les cases de chaque couche sur une ligne tout en les groupant par sous-couche suivant les valeurs de ll.

Pour une couche donnée de nombre quantique principal nn, on dispose de n2n^2 cases quantiques, que l'on arrange suivant les nombres quantiques ll et mm, les cases de même valeur de ll étant groupées ensemble et formant les sous-couches. Chaque sous-couche contient 2l+12l + 1 cases.

Cases quantiques des couches n = 1, 2 et 3, groupées par sous-couche selon l et m

Nomenclature des orbitales. On désigne les différentes orbitales en fonction de la valeur des nombres quantiques nn, ll et mm selon le tableau suivant :

nnllmmorbitales
1001 orbitale 1s
2001 orbitale 2s
1−1,0,1-1, 0, 13 orbitales 2p
3001 orbitale 3s
1−1,0,1-1, 0, 13 orbitales 3p
2−2,−1,0,1,2-2, -1, 0, 1, 25 orbitales 3d
4001 orbitale 4s
1−1,0,1-1, 0, 13 orbitales 4p
2−2,−1,0,1,2-2, -1, 0, 1, 25 orbitales 4d
3−3,−2,−1,0,1,2,3-3, -2, -1, 0, 1, 2, 37 orbitales 4f

Représentation des orbitales​

Pour représenter les orbitales Ψnml(r,θ,ϕ)\Psi_{nml}(r, \theta, \phi), fonctions de trois variables, il faudrait un espace à 4 dimensions. On est donc amené soit à séparer les variables, soit à représenter des surfaces d'amplitude constante de la fonction d'onde. En outre, il est plus intéressant de représenter la densité de probabilité ∣Ψ∣2|\Psi|^2 qui est reliée à la densité du nuage électronique représentant l'électron.

P=∫espΨ1s∗Ψ1s dVP = \int_{esp} \Psi_{1s}^* \Psi_{1s} \, dV
=∫0∞∫0π∫02πΨ1s2r2sin⁡(θ) dr dθ dϕ=4π∫0∞r2Ψ1s2 dr⇔dP=4πr2Ψ1s2 dr= \int_0^\infty \int_0^\pi \int_0^{2\pi} \Psi_{1s}^2 r^2 \sin(\theta) \, dr \, d\theta \, d\phi = 4\pi \int_0^\infty r^2 \Psi_{1s}^2 \, dr \Leftrightarrow dP = 4\pi r^2 \Psi_{1s}^2 \, dr

Séparation des parties radiales et angulaires​

Le choix des coordonnées sphériques permet la factorisation des orbitales en une partie radiale, qui ne dépend que de la distance au noyau rr, et une partie angulaire, qui donne la variation de l'orbitale suivant l'orientation du rayon qui relie le noyau à un point de l'espace de coordonnées (r,θ,ϕ)(r, \theta, \phi) :

Ψnlm(r,θ,ϕ)=Rnl(r)⋅Θlm(θ)⋅Φm(ϕ)\Psi_{nlm}(r, \theta, \phi) = R_{nl}(r) \cdot \Theta_{lm}(\theta) \cdot \Phi_m(\phi)

On peut représenter graphiquement les parties radiales ou angulaires des orbitales. Mais il faut bien voir que ces représentations ne sont pas celles des fonctions d'onde. Ce ne sont que des représentations partielles et arbitraires.

Représentation des parties radiales​

La partie radiale d'une orbitale ne dépend que de la seule variable rr. Plutôt que de représenter son amplitude, il est plus intéressant de représenter la densité de probabilité de présence de l'électron à une distance rr du noyau donnée par D(r)=r2∣Rnl(r)∣2D(r) = r^2|R_{nl}(r)|^2.

Représentation des parties angulaires​

On représente la fonction Φlm(θ,ϕ)\Phi_{lm}(\theta, \phi) par un diagramme polaire, en portant dans chaque direction de l'espace issue du noyau et caractérisée par les angles θ\theta et ϕ\phi une longueur OM=∣Ψlm(θ,ϕ)∣OM = |\Psi_{lm}(\theta, \phi)|. On obtient une sphère centrée en OO pour les orbitales nsns, deux sphères tangentes en OO centrées sur les axes Ox,Oy,OzOx, Oy, Oz pour les orbitales npx,npy,npznpx, npy, npz et des figures plus complexes pour les orbitales dd et ff. Pour rappeler le signe de la partie angulaire alors qu'on ne trace que son module, on affecte à la courbe la couleur grise quand ∣Ψlm(θ,ϕ)∣|\Psi_{lm}(\theta, \phi)| est positive et blanche quand elle est négative. Il est en effet très important de conserver l'information quant au signe positif ou négatif des différents lobes orbitalaires. Dans le modèle ondulatoire de la liaison chimique, l'assemblage des atomes sous forme de molécules dépend de l'orientation relative des orbitales et du recouvrement plus ou moins important des lobes de même signe.

On peut aussi représenter le module au carré de la partie angulaire ∣Ψlm(θ,ϕ)∣2|\Psi_{lm}(\theta, \phi)|^2 par un diagramme polaire. Les figures que l'on obtient traduisent l'évolution angulaire de la densité de probabilité de présence. Elles apparaissent comme des versions déformées des figures précédentes. On obtient toujours une sphère centrée en l'origine pour les orbitales ss. Pour les orbitales px,py,pzpx, py, pz, on obtient deux lobes ovoïdes tangents en OO, alignés sur les axes Ox,Oy,OzOx, Oy, Oz respectivement. Les orbitales de type dd conduisent à des figures plus complexes.

Cette dernière représentation est la plus couramment utilisée par les chimistes. Elle permet de proposer des modèles d'interprétation des propriétés des atomes, des molécules et des assemblages plus complexes.

Surfaces d'isoamplitude et d'isodensité​

On porte dans le référentiel OxyzOxyz les surfaces le long desquelles la fonction d'onde Ψnlm(r,θ,ϕ)\Psi_{nlm}(r, \theta, \phi) ou la densité de probabilité ∣Ψ∣2|\Psi|^2 a une valeur constante donnée a priori. On obtient alors respectivement les surfaces d'isoamplitude et d'isodensité.

En général ces surfaces ont une symétrie de révolution et la connaissance de l'intersection de ces surfaces avec un plan contenant l'axe de révolution permet de générer la surface totale. On représente alors des courbes d'isodensité dans ces plans particuliers. On obtient de cette manière des figures analogues aux courbes de niveau des cartes géographiques.

Niveaux d'énergie​

Les valeurs propres de l'opérateur hamiltonien forment un spectre quantifié. L'énergie d'une orbitale Ψnml\Psi_{nml} est donnée par :

En=−me4(4πϵ0ℏ)2Z22n2 Joules=−13,6Z2n2 eV=−Z22n2 HartreeE_n = -\frac{me^4}{(4\pi\epsilon_0\hbar)^2} \frac{Z^2}{2n^2} \ \text{Joules} = -13{,}6\frac{Z^2}{n^2} \ \text{eV} = -\frac{Z^2}{2n^2} \ \text{Hartree}

Les états quantiques Ψnml\Psi_{nml} de l'électron dépendent des trois nombres quantiques nn, ll et mm. L'énergie ne dépend que du seul nombre quantique principal nn. Tous les états de même valeur de nn sont donc d'énergie égale. On dit que ces états sont énergétiquement dégénérés. Dans le cas des atomes hydrogénoïdes, le degré de dégénérescence énergétique est égal à celui des couches. Le premier niveau d'énergie correspond à un seul état, le second à 4 états et le nn-ième à n2n^2 états. Le niveau d'énergie le plus bas est appelé l'état fondamental. Les autres niveaux sont les états excités.

La différence d'énergie entre deux niveaux EnE_n et EmE_m s'écrit :

ΔE=∣En−Em∣=me4(4πϵ0ℏ)2Z22(1m2−1n2)\Delta E = |E_n - E_m| = \frac{me^4}{(4\pi\epsilon_0\hbar)^2} \frac{Z^2}{2}\Big(\frac{1}{m^2} - \frac{1}{n^2}\Big)

L'absorption ou l'émission d'un photon permet la transition entre ces deux niveaux. Le nombre d'onde du photon est alors

1λ=ΔEhc=RH(1m2−1n2)\frac{1}{\lambda} = \frac{\Delta E}{hc} = R_H\Big(\frac{1}{m^2} - \frac{1}{n^2}\Big)

où RHR_H est la constante de Rydberg.

Le spin de l'électron​

Nombre quantique de spin, spin-orbitale. Les informations fournies par les orbitales (fonctions des coordonnées spatiales uniquement) ne sont en fait pas suffisantes pour interpréter un certain nombre d'expériences. Il est nécessaire d'introduire une variable supplémentaire σ\sigma, le spin de l'électron. Cette introduction du spin se fait rigoureusement à partir de la mécanique quantique relativiste développée par Dirac.

La particularité du spin est qu'il constitue une variable discrète ne pouvant prendre que les valeurs 12\frac{1}{2} et −12-\frac{1}{2}.

Représentation symbolique. On représente les spin-orbitales au moyen des cases quantiques regroupées par couches et sous-couches dans lesquelles on place une flèche.

Cases quantiques des couches n = 1 à 3 avec une flèche représentant un électron et son spin